22, rue de boyer
69160 TASSIN
LA DEMI LUNE

+33(0)4.69.60.14.20

Faire un don

De la crainte ...
à l'espoir !

La scolarité

La scolaaritéLe début d’année scolaire 2014/2015 a été particulièrement difficile. Les jeunes filles qui ont intégré le foyer, avaient des parcours scolaires chaotiques, soit qu’elles ne fréquentaient pas régulièrement l’école, soit qu’elles étaient dans des établissements publics dont le niveau est très bas, soit pour une d’entre elles, qu’elle n’avait jamais été scolarisée… mais la fin d’année scolaire s’est avérée bien différente, couronnant leurs efforts de véritables succès et surprenant même la Directrice du collège par la progression générale.

Marcelline n’avait jamais fréquenté l’école ; un trimestre de cours de soutien acharnés avec Ciriaque, plus des cours particuliers au collège, lui ont permis d’intégrer (triomphalement) la classe de 10e dès le début du second trimestre. Elle est actuellement parmi les premières de sa classe.

Lors d’une rencontre en fin d’année scolaire en novembre dernier, avec notre Responsable Commission Education, Micheline ESTOURNEL, la Directrice du Lycée a exprimé sa « stupéfaction » de voir tous ces enfants rattraper aussi vite leur retard (Moyenne passant de 3 à 9/20 pour les plus faibles). Il faut dire que ces jeunes filles ont une véritable rage de s’en sortir, même très jeunes, et qu’elles ont hautement conscience que l’éducation est un véritable levier.

Le niveau de français est par contre extrêmement bas, alors que tous les examens se déroulent en français (1), il est donc indispensable de mettre l’accent sur cette matière durant toute l’année scolaire 2015/2016 afin d’élever rapidement le niveau. Des cours de soutien sont dispensés le mercredi et le samedi après midi.

La mission en novembre dernier de Micheline ESTOURNEL a permis des échanges fructueux, et dynamisants pour l’institutrice du foyer.

(1) La langue officielle à Madagascar est bien entendu le malgache, mais étant donné qu’il y 18 ethnies sur la Grande Île, et que les habitants des hauts plateaux ne parlent pas le même dialecte que dans les plaines ou sur les côtes, il est impossible de faire passer des examens en malgache alors que le français reste une langue générale, permettant à chacun (quand toutefois il le parle !) de comprendre et de répondre aux données des examens. Ceci est une grande difficulté, car les enfants parlent chez eux le malgache, ils apprennent à l’école leurs cours en français (qu’ils ne comprennent pas du tout). L’apprentissage du français est donc impératif