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LA DEMI LUNE

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De la crainte ...
à l'espoir !

Organisation de la vie au foyer

La mise en route du foyer s’étant effectuée en octobre 2014, il faut tout au long de 2015 que l’organisation s’installe progressivement. Chaque enfant doit trouver ses repères au sein du groupe et l’expérience de Marie-Claire est précieuse. Chaque « grande » est responsable d’une « petite » qui lui est désignée ; c’est en quelque sorte une grande soeur. Chaque trimestre, elle change de protégée, ce qui fait qu’au bout d’une année, toutes les filles sont très complices et elles sont très unies au sein du foyer, des liens intimes s’étant ainsi créés.

Le lever à lieu à 4 h 30. Chacune connait sa tâche. Les plus grandes sont réparties par groupes pour nettoyer les chambres, faire le ménage, préparer le déjeuner, pendant que les petites vont ramasser les feuilles au jardin, faire le petit arrosage et le balayage extérieur. Ensuite c’est la douche froide, puis préparation pour l’école et tout le monde déjeune. Départ à l’école à 7 h 30. Repas de midi au foyer et retour des cours le soir à 16 h 30. Dès 16 h 45 soutien scolaire. Ciriaque l’institutrice s’occupe des primaires et un professeur du collège vient chaque soir pour soutien des secondaires, puis à 18 h 30 c’est le repas du soir et 19 h c’est l’extinction des feux.

Le samedi est jour de lessive. L’entretien du potager est fait en équipe.

Dimanche, c’est journée libre au  foyer.

Une organisation rigoureuse, quasi militaire, qui peut pour le moins étonner, mais qui permet cependant à ces enfants déstructurés par les souffrances de leur vie passée et les traumatismes familiaux vécus, de trouver très vite leur place, de se sentir intégrés dans le groupe. Pas de temps pour les états d’âme, on avance en permanence. 

Le fait d’être responsables des plus petites, permet aux adolescentes de ne pas se centrer sur leurs propres problèmes, de relativiser ; vivre ensemble les problèmes du foyer est une source de partage, quelque chose qui les fait grandir. 

Quand la plus petite, Fitahina a perdu sa mère en juillet dernier, toutes se sont trouvées replongées dans leurs propres malheurs, mais après quelques discussions en groupe, elles se sont efforcées de dépasser leurs entraves personnelles pour ramener la joie de vivre au foyer… afin de ne plus voir pleurer les grands yeux de Fitah !

Il y a en quelque sorte un consensus général pour aller de l’avant, pour dépasser les angoisses, pour s’épauler et… réussir sa vie.

Voilà ce que Marie-Claire apprend aux Demoiselles de Koloïna !